dimanche, janvier 23

Hmm.

     De toute façon, je ne suis que la bonne copine.
Après tout, on peut faire ce que l'on veut de moi. Je suis la fille Cool.
Aucune remise en question, aucun doute, aucun sentiment.
Mais c'est horrible d'être cette fille là.
Quelque part en soirée, et puis voilà. Rien à battre.
Après, le lendemain, c'est fini. Pourquoi ça changerait?
Fait chier quand même. Ça allait peut être donné autre chose, enfin, après, je ne voulais pas forcement immédiatement, mais dans les semaines à venir. J'l'attendais en faite, enfin, je ne sais pas trop. 
Et en même temps, je ne suis que la bonne copine.

mardi, janvier 18

T'es pas vraiment là enfin de compte.

Qu'elles soient Florentines ou d'Argentine 
Petites Françaises, bonnes manières 
Qu'elles viennent des mers de Chine 
Ou du fond des Angleterre 
Qu'elles aient les cheveux roux ou la peau noire 
Qu'elles soient indiennes ou fille d'un soir 
Quand elles ont du Christ à l'âme 
Elles sont belles à se pendre 
Qu'elles soient riche de l'âme ou pauvre de l'esprit 
De bonne famille ou bien des rues 
Qu'elles s'appellent Philomène ou Églantine 
Qu'elles aient des allures d'ombre de Marilyne 
Quand elles sont seules au bar, qu'on dirait des nones, 
Qui ont perdu leur église, qui ont plus rien que des hommes 
Pour espérer rencontrer Dieu 
Pour éponger la bruine à leurs yeux 
J'aime bien regarder 
Regarder les filles pleurer 
Ça me rend gai 

Qu'elles aient le cerveau de pas grand chose 
Qu'elles soient littéraires philosophes à leurs heures 
Quand elles prennent leur age, 
Elles me ressemblent un peu 
Quand elles sont toute fragile comme une eau qui dort 
Quand elles vendent leur corps pour quelques sous 
Quand tu mets la forme qu'elle dise oui à tout 
Quand elles croient qu'elles sont libres quand elles se donnent 
Dans les bras du malin quand elles s'abandonnent 
Qu'elles soient de Byzance ou de Syracuse 
De Belgrade qu'elles soient de celle qui ne pleure plus 
Qu'elles trainent au soleil de Moscou 
Qu'elles jouent les marquises des nuits 
Les filles prêtes à tout 
Qu'elles soient paysannes ou filles de ministre 
Ouvrière perdue dans la fourmilière 
Qu'elles travaillent à l'usine 
Qu'elles soient fille de l'art 
Qu'elles aient les mêmes allures de pute que leur mère 

Moi j'aime bien regarder, 
Regarder les filles pleurer 
Ca me rend gai 

Dans les villes, dans les campagnes 
Moi je vais comme un assassin en campagne 
Et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses 

Je suis qu'un pauvre gars 
Ils m'appellent l'idiot 
Celui qui fait peur aux bêtes 
Qui fait mal aux oiseaux 
Mais faut pas croire tu sais 
Moi j'suis pas méchant 
J'ai juste l'air maladroit 
Je sais juste pas comment, faut leur parler aux filles, faut leur parler aux filles 
Moi quand je vois les larmes, leur tombé la joue 
Moi quand je vois les larmes leur tombé la joue 

Moi j'voudrai leur dire qu'elles sont belles 
Puis qu'il faut pas qu'elles pleurent pour un idiot 
Puis qu'il faut qu'elles arrêtent d'être conne 

Et de tomber toujours amoureuse 
De celui qui faut pas et que moi si elles voulaient moi 
Moi j'serai toujours gentil avec elles 
Mais les filles elles aiment pas qu'on soit gentil, elles aiment pas 

Alors, moi, dans les villes dans les campagnes 
Moi je vais comme un assassin en campagne 
Et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses 
Oui dans les villes, dans les campagnes 
Moi je vais comme un assassin en campagne 
Et je taille au couteau des sourires sur les joues des princesses 

Quand elles sont seules au bord, ou sur les trottoirs 
Crucifiées par des siècles d'histoire 
Quand on regarde un peu plus près 
C'est sur qu'on peut se dire 
Que c'est elles qui ont porté 
Et qui portent la croix du monde 
Sur leurs ailes


Saez